
Une nouvelle étape pour la coopérative Cap’Com
La coopérative Cap’Com se renforce en investissant dans ses propres locaux. Une nouvelle étape dans la longue histoire du réseau des communicants publics et territoriaux, nous explique Bernard Deljarrie, président du conseil de la coopérative.
Point commun : Cap’Com vient d’acquérir ses nouveaux locaux. En quoi cela conforte la communication publique ?
Bernard Deljarrie : La coopérative Cap’Com va, en effet, déménager et s’installer dans des espaces plus adaptés, à 300 mètres de ses bureaux actuels à Lyon. En septembre prochain, après des travaux d’aménagement, l’équipe permanente s’y installera. Ce sera plus fonctionnel et permettra à la dizaine de salariés de travailler dans de meilleures conditions, avec des espaces modulables, adaptés aux usages numériques. Cette acquisition renforce aussi la solidité économique de la coopérative. C’est un investissement durable qui garantit l’avenir. Je vois cela comme une étape supplémentaire dans la consolidation du réseau des communicants publics et territoriaux.
Point commun : Le statut de coopérative a-t-il été un atout pour permettre cet investissement important ?
Bernard Deljarrie : Sans aucun doute, cette acquisition a été rendue possible grâce à la solidité de la coopérative dont les résultats sont exclusivement consacrés à conforter ses activités. Fondé en 1988 par Dominique Mégard, Cap’Com a connu différents statuts. En 2019, j’ai souhaité, pour garantir la pérennité de la structure, adopter le statut de coopérative d’intérêt collectif dans la continuité de l’histoire de Cap’Com, de son indépendance et de son identité. Nous appartenons aujourd’hui au monde de l’économie sociale et solidaire. Cela correspond parfaitement aux valeurs que porte le réseau : l’intégrité, la responsabilité sociétale, l’intérêt collectif.
Point commun : Ce sont les coopérateurs qui ont permis cet investissement immobilier ?
Bernard Deljarrie : La coopérative vit de ses activités, suivant les orientations données par ses coopérateurs, qui sont des communicants associés et qui élisent sa direction. La coopérative compte aujourd’hui presque une centaine de coopérateurs, un chiffre qui a vocation à augmenter progressivement. Tout communicant public peut rejoindre la coopérative. Les coopérateurs tracent l’avenir du réseau, orientent ses activités et statuent sur les moyens humains et financiers à mobiliser. Mais c’est la bonne gestion de la coopérative par l’équipe de direction menée par Yves Charmont, son délégué général depuis la période délicate du Covid, qui a permis cet investissement porté par une banque coopérative. Pour être fidèle à cette forme de gouvernance collective et à ce mode de gestion éthique, Cap’Com a choisi la Nef, la seule banque agréée « Établissement solidaire d’utilité sociale », qui finance exclusivement des projets pour le bien commun.
Un investissement porté par la Nef, la banque coopérative d’utilité sociale.
Point commun : Au-delà des coopérateurs, comment est-ce que Cap'Com travaille avec les communicants publics ?
Bernard Deljarrie : Dans les collectivités locales, dans les organismes publics locaux ou nationaux, il n’y a pas moins de 25 000 professionnels de la communication publique. Chaque année 10 % d’entre eux participent à au moins une activité de Cap’Com. Pour construire ces activités, les animer, ils sont plus d’une centaine à participer au Comité de pilotage du réseau et aux différents groupes de travail thématique de Cap’Com. Les réunions en région sont aussi l’occasion d’associer le plus grand nombre.
Cap’Com anime ainsi le réseau avec un grand nombre de communicants publics dans une diversité enrichissante. Il y a, au sein du réseau, une dimension de bénévolat très importante qui correspond bien à ce qu’est un réseau professionnel.
Point commun : Et comment la coopérative voit-elle l’avenir du réseau ?
Bernard Deljarrie : Notre souci essentiel, je dirais même que c’est ce qui fonde Cap’Com, c’est de contribuer à la solidité du métier. Les transformations sociétales, politiques, économiques, techniques, environnementales qui se dessinent laissent à penser que l’avenir de la profession s’annonce mouvementé. Les communicants le savent et ils comptent sur nous.
Accompagner, animer, former, représenter, voire défendre le métier, c’est là notre vocation.
Y parvenir demande une structure solide, une équipe performante, des moyens importants aussi. Aujourd’hui, avec la coopérative qui s’installera dans ses locaux, les communicants publics peuvent être fiers d’avoir, en quarante ans, su construire un réseau professionnel unique dans le secteur public.